Le cancer animal, tout comme chez l'humain, désigne une prolifération cellulaire incontrôlée. Le cancer touche toutes les espèces du règne animal, des petits rongeurs aux imposants éléphants. Un chien sur quatre et un chat sur cinq développeront cette maladie au cours de leur vie.

Cependant, il n'existe pas un seul type de cancer, mais plusieurs, qui peuvent affecter différents types de cellules ou d'organes. Chaque forme de cancer présente des symptômes distincts et des étiologies variées, ce qui rend son diagnostic et son traitement spécifiques à chaque situation.

Labrador en salle d'attente

Qu'est-ce que le cancer animal ?

Le cancer animal est une maladie complexe résultant de l'accumulation de mutations dans les cellules de l'animal. Ces mutations peuvent perturber les mécanismes naturels de régulation de la croissance cellulaire, entraînant une prolifération anarchique des cellules, ce qui peut aboutir à la formation de tumeurs.

Les tumeurs chez les animaux, qu'elles soient bénignes ou malignes, peuvent toucher une grande variété d'organes. Ces tumeurs peuvent se développer à partir de différents types de cellules, rendant chaque type de cancer unique en termes de diagnostic, de traitement et de pronostic.

Les facteurs de risque du cancer chez les animaux

Chez les animaux, plusieurs facteurs peuvent influencer le développement du cancer. Il existe des prédispositions raciales : certaines races d'animaux, comme les chiens de grande taille, ont plus de risques de développer certains types de cancers, tels que les ostéosarcomes ou les lymphomes.

L’exposition à des substances cancérigènes, telles que certains produits chimiques ou une alimentation inappropriée, joue également un rôle crucial dans la survenue de ces maladies. Tout comme chez l’homme, l’environnement de l’animal peut contribuer au déclenchement de cancers.

Chiots Labrador

Les traitements contre le cancer animal

Les différentes options de traitement

L’objectif principal du vétérinaire est toujours de réfléchir à proposer un plan de traitement adapté à l’animal et son environnement dans le respect optimal de sa qualité de vie.

On peut classer les options de traitement en 4 catégories qui peuvent être combinées pendant toute la durée du traitement.

  • La chirurgie oncologique correspond à la première étape, à condition bien sûr que la tumeur soit opérable, c’est-à-dire accessible et localisée.
  • La radiothérapie consiste à utiliser et diriger spécifiquement des rayonnements sur les tumeurs pour détruire les cellules cancéreuses, en épargnant les tissus sains et les organes environnants. Elle peut parfois être utilisée avant la chirurgie (radiothérapie préopératoire) pour préparer et faciliter l’intervention. Elle est plus souvent utilisée après la chirurgie (radiothérapie adjuvante) avec un objectif de destruction des cellules cancéreuses restantes et de diminution des risques de récidive.
  • La chimiothérapie est un traitement médicamenteux dit « cytostatique » qui dépend du type de cancer et de son grade. Elle est réalisée en plusieurs séquences qui sont espacées de différentes fréquences. Une surveillance de l’animal est nécessaire pour contrôler l’apparition éventuelle d’effets secondaires qui peuvent être digestifs (vomissements et/ou diarrhée), hématologiques (altération ou destruction des cellules sanguines), urinaires, hépatiques ou encore cardiaques.
  • L’immunothérapie, contrairement à ce qui se passe en santé animale, est davantage développée en santé humaine, probablement en partie en raison de facteurs économiques. Il peut s’agir soit d’un traitement non spécifique destiné à modifier la réponse immunitaire, soit d’un traitement spécifique de la tumeur visant à réactiver le système immunitaire de l’animal. 

Enfin, on peut aussi rappeler qu’une adaptation de l’alimentation peut parfois être décidée par le vétérinaire en complément de la stratégie thérapeutique précédente.

Prélèvement micropipette

L’immunothérapie APAVAC : un traitement prometteur pour le cancer des animaux

L’immunothérapie APAVAC est une solution innovante dans le traitement du cancer animal. Contrairement aux méthodes traditionnelles, l’immunothérapie repose sur la stimulation du système immunitaire de l’animal pour qu'il reconnaisse et élimine les cellules cancéreuses. Ce traitement est personnalisé, fabriqué à partir des cellules tumorales propres à l’animal, garantissant une réponse plus ciblée et efficace.

En plus de la chirurgie, de la radiothérapie et de la chimiothérapie, l'immunothérapie constitue une option thérapeutique qui offre un espoir supplémentaire pour les animaux touchés par le cancer. Cette approche permet non seulement de traiter le cancer, mais aussi d'améliorer la qualité de vie de l'animal, en ciblant spécifiquement les cellules cancéreuses sans affecter les cellules saines.

Notice APAVAC

Pourquoi choisir l’immunothérapie pour traiter le cancer animal ?

L'immunothérapie APAVAC, en tant que traitement spécifique, présente plusieurs avantages :

  • Moins d'effets secondaires : contrairement à la chimiothérapie et à la radiothérapie, l’immunothérapie agit directement sur les cellules cancéreuses et épargne les cellules saines.
  • Personnalisation du traitement : le vaccin est conçu à partir des cellules tumorales propres à l’animal, garantissant une approche sur mesure.
  • Renforcement du système immunitaire : l’immunothérapie aide à renforcer la défense naturelle de l'animal contre les cellules cancéreuses.

La détection précoce des signes du cancer

Les symptômes physiques à surveiller

Une surveillance attentive permet de repérer les signes d'alerte précoces du cancer chez votre animal. Des masses inhabituelles sous la peau ou une modification de texture du pelage nécessitent un examen vétérinaire rapide.

L'amaigrissement rapide malgré un appétit normal constitue un signal à prendre au sérieux. Une fatigue anormale ou un essoufflement lors d'activités habituelles méritent également votre attention.

Des saignements inexpliqués, des difficultés à uriner ou des troubles digestifs persistants représentent des indicateurs à ne pas négliger. Une boiterie soudaine sans cause apparente ou des ganglions gonflés doivent aussi vous alerter.

Surveillez l'apparition de plaies qui cicatrisent mal ou de modifications de la couleur des muqueuses. Ces changements corporels peuvent révéler un problème sous-jacent.

Les changements comportementaux révélateurs

L'observation quotidienne du comportement de votre animal révèle des indices précieux sur sa santé. Une modification des habitudes de sommeil se manifeste souvent par des réveils nocturnes inhabituels ou une somnolence excessive en journée.

Les animaux malades peuvent montrer un désintérêt soudain pour leurs activités favorites. Un chien qui ne rapporte plus sa balle ou un chat qui délaisse ses jouets méritent une attention particulière.

Les changements relationnels parlent aussi : un animal d'ordinaire sociable qui s'isole, ou au contraire, un compagnon indépendant qui devient subitement collant. La modification des vocalisations, comme des miaulements plus fréquents ou des gémissements inexpliqués, peuvent également traduire un mal-être profond.

Une agressivité inhabituelle ou une anxiété nouvelle face à des situations familières suggèrent parfois une douleur sous-jacente.

Quand consulter un vétérinaire

Face à des symptômes suspects, la rapidité de réaction augmente les chances de guérison. Une consultation vétérinaire s'impose dans les 24-48h en cas de perte d'appétit associée à une baisse d'énergie.

Des ganglions enflés, une boule suspecte ou une plaie qui ne cicatrise pas requièrent un rendez-vous médical sous 3 jours maximum. Les troubles digestifs persistants au-delà de 48h méritent également un avis professionnel.

Pour les animaux seniors, un bilan complet tous les 6 mois permet de détecter précocement d'éventuelles anomalies. Les propriétaires d'animaux doivent rester particulièrement vigilants aux variations de l'état général : un changement brutal dans le comportement ou l'apparence de leur compagnon nécessite une évaluation rapide par un spécialiste.